• 16sept
    Categories: Internet et le Multimédia Comments Off

    HADOPI 2 est votée. Le juge devra faire face et prescrire ou non l’arrêt du flux de la société de la connaissance dont on devine à  présent qu’il est alimenté en abondance par un merveilleux tuyau percé. A l’image d’un barrage vieillissant qui laisserait passer les petits ruisseaux joyeux, de part et d’autre, retrouvant enfin leur véritable nature.

    D’ici à ce que le ministre de la culture refuse (honteux de s’y être laissé prendre) de signer le décret d’application, cette loi signée oblitèrera quelques instants des flots qui le dépasse. Vive ceux qui se démarquent.

    Qui connaît dès à présent le “soyez créatif” de la licence “creative commons”, ces oeuvres que leurs créateurs ont décidé d’avoir tout intérêt à partager, persuadés qu’ils sont et que nous sommes avec eux, qu’aucune oeuvre n’a la pureté de son seul créateur qui s’inspire de ce que la société toute entière lui a apporté et qu’il offre en retour.

    C’est un appel joyeux à tout vrai artiste de redevenir ce troubadour sans le sou parcourant les campagnes. Une surprise l’attend.

    Deux vidéos pour appréhender des notions nouvelles, pas accessibles à toutes les intelligences scotchées dont il faut un peu stimuler la plastique neuronale dans un contexte plus propice à la réflexion que l’hémicycle pourtant non exempt de créativité joyeuse mais inapte à faire le lien avec une société nouvelle.

    Les contenus à l’heure de l’abondance

    Creative content

    Tags:
  • 02sept

    On distingue 3 types de listes pour communiquer sur Internet :

    La plus utilisée : la NewsLetter ou (littéralement)
    Lettre des nouveautés, d’actualités

    Un site Internet décide de faire part régulièrement de ses mises à jour : ses nouveautés en ligne. La newsletter est composée de liens sur une annonce à cliquer vers les nouvelles pages qui intéressent l’abonné ou le non désabonné*

    Leur fréquence est variable ou définie en fonction de la mise en ligne de nouveauté.

    La Newsletter peut également servir à une société, organisation ou groupe de personnes à donner des informations régulières en l’absence de site Internet. Dans ce cas, les informations ne pointent pas toujours vers des pages web. On parle plutôt d’un e-mailing  dans ce cas, tout comme le mailing postal. Une mailing-list (ou liste d’e-mailing) peut servir à envoyer de la publicité.

    La plus populaire : le forum de discussion est une liste de discussion en ligne
    Des personnes inscrites ou non sur le site public ou privé du forum, interviennent au cours de discussions sur des sujets ou des thèmes professionnels ou de la vie courante. Très utilisée par les webmasters, mais également pour échanger sur des sujets de santé, de droit, d’éducation…

    La plus envahissante : la liste de diffusion-discussion ou NewsGroup
    Les abonnés ont un intérêt en commun et se transmettent les informations en temps réel. Un sujet de discussion est lancé comme sur un forum mais ce sujet est envoyé à tous les inscrits et la réponse de chacun est diffusée à tous. Dès que le nombre de participants est élevé et que le sujet traité  provoque un vif intérêt, le nombre de messages quotidiens peut envahir les messageries des abonnés et vite les saturer. Pourtant elle peut être très efficace.

    *OPT IN ou OPT OUT
    Dès leur création, les listes de diffusion/discussion se sont imposées comme des usages très novateurs, spécifiques de ce qu’Internet pouvait apporter en efficacité d’échanges.
    Assez rapidement, deux inconvénients majeurs sont apparus : le risque d’envahissement de la messagerie d’une part et d’autre part, la réception – souvent en nombre – de « messages » jugés non désirés, voire indésirables.
    Le législateur a, dans un premier temps, jugé que l’OPT IN était la meilleure solution. L’OPT IN étant concrétisé par l’abonnement volontaire de l’internaute à une liste de diffusion (le plus souvent, une NewsLetter) : il ne recevrait que la NewsLetter à laquelle il se serait inscrit. L’internaute pouvait ensuite se désinscrire à tout moment à l’aide d’un lien dans le corps du message.
    Dans un second temps, devant la pression de l’e-marketing, le législateur a admis que des messages pouvaient être envoyés à une liste de diffusion qui lui serait communiquée ou composée d’adresses de messagerie collectées. Dans ce cas, ce serait à l’internaute de signifier son refus de recevoir des messages en provenance du site d’envoi, à l’aide du lien de désabonnement obligatoire. C’est l’OPT OUT.
    Dans la réalité l’OPT OUT, en l’absence de volonté de spamer, ne fonctionne pas bien. En effet, l’internaute ne se donne pas la peine de se désinscrire d’un envoi qu’il n’a pas demandé et le traite comme un spam.

    De l’OPT OUT au spaming
    La collecte d’adresses de messagerie est rendue extrêmement simple à l’aide de robots collecteurs, parcourant la toile et collectant les adresses de messagerie présentes sur les sites Internet. Ceux-ci placent ces adresses de messagerie dans des listes et envoient ainsi un message à des centaines voire des milliers d’adresses collectées automatiquement sur le web. Aux frontières de l’e-marketing, les spameurs polluent les messageries de messages indésirables, spam ou pourriels.
    On estime à plus d’une semaine de travail par personne et par an, la perte de productivité due à l’élimination des spams (ceci correspond à 10 mn par jour), probablement pas compensée par le gain de productivité du à l’emploi des messageries.
    Plusieurs parades ont été opposées à ce phénomène : les filtres, les adresses de messagerie sur fichier image non lisible par un robot et les formulaires de contact.
    Aucun filtre n’est parfait au point de supprimer les pourriels ou spams, sans supprimer les vrais messages.
    Le fichier image est efficace et recommandé à condition de ne pas lui ajouter un lien d’envoi.
    Le formulaire, épargné un temps, est désormais également la cible des spameurs. Des dispositifs lisibles uniquement par des humains ont été placés en bas des formulaires pour éviter que des robots remplissent les formulaires en nombre comportant généralement un lien, parfois vers des sites risquant d’endommager ou d’espionner l’ordinateur du spamé.

    NewsLetter versus Flux RSS
    Le flux RSS devrait prendre un véritable essor dans les mois qui viennent. Moins utilisé, il a souffert de la nécessité d’être interprété (ou parser). Des logiciels spécifiques sont arrivés sur le marché, notamment RSS Bandit, gratuiciel, capable d’accepter et d’interpréter les flux RSS (au format xml). Désormais les navigateurs peuvent également les interpréter. Les inscriptions se font par l’intermédiaire des favoris ou des marque pages. Il s’agit d’un bon compromis pour une inscription volontaire sans communiquer de données personnelles, avec désinscription simplissime.
    Ces flux reprennent dans leur colonne, les titres et quelques lignes des dernières publications sur le site émetteur et sont paramétrables par le propriétaire - nombre d’items, durée de présence dans le flux …- un lien sur le titre permet d’accéder directement à la publication (article ou produit).

    La NewsGroup versus NewsLetter d’un forum ou Flux RSS
    Les nouvelles contributions sur le forum peuvent être communiquées à une fréquence choisie par mail au format html ou captées par flux RSS. Les liens sur les titres permettent d’accéder au forum et d’y participer. Les nouvelles contributions sont communiquées quotidiennement, ce qui évite l’envahissement des messageries, sans entraver les échanges.

    Generlab - Mafch

    Tags: